Sclérose en plaques : tout savoir sur cette maladie auto-immune

La sclérose en plaques est une maladie auto-immune diagnostiquée chez l’adulte jeune, avec une plus forte prévalence chez la femme. Elle toucherait plus de 100 000 personnes en France aujourd’hui.

Qu’est-ce que la sclérose en plaques ?

Etymologiquement, sclérose en plaques vient du mot grec « sklêros » qui veut dire dur et du mot néerlandais « plaken » qui parle de l’ampleur dans le cerveau et la moelle épinière de ce durcissement des tissus. En effet, les « plaques » sont en réalité les lésions qui sont dans la substance blanche du cerveau.

La sclérose en plaques est une maladie qui touche le système nerveux central et plus particulièrement le cerveau, les nerfs optiques et la moelle épinière.

C’est la myéline du système nerveux central qui est touchée par une réaction inflammatoire, détériorant la qualité des influx nerveux. Les symptômes sont variables d’un malade à l’autre. Ce sont souvent : un engourdissement d’un membre, une trouble de la vision, des sensations de décharge électrique dans un membre ou dans le dos du malade, ou encore des troubles des mouvements.

La sclérose en plaques est une maladie qui évolue lentement par poussées successives. Elles peuvent se manifester pendant des jours ou des semaines et peuvent disparaître complètement ou partiellement pendant une période de temps assez longue.

Puis, les symptômes peuvent réapparaître ou d’autres encore peuvent survenir selon l’évolution de la maladie. C’est une maladie handicapante car elle affecte la motricité, la perception sensorielle, la mémoire, la parole et d’autres fonctions encore.

Les Symptômes d’une sclérose en plaques

Les symptômes de la sclérose en plaques sont très variables car ils varient selon la partie du système nerveux central touchée chez le malade.

De manière générale, ces symptômes sont : des fourmillements, paralysie d’un membre pendant quelques heures ou quelques jours ou quelques semaines, diminution de la vision totale ou partielle, perte de l’équilibre, incontinence, troubles de la mémoire et de l’attention, fatigue.

  • Trouble de la vision : près d’un quart des patients sont diagnostiqués à l’aide de ce symptôme. En effet, le nerf optique est attaqué par la maladie et ça peut diminuer la vision du malade partiellement ou totalement et provoque des douleurs oculaires pour la plupart des cas ou même affecte le champ visuel.
  • Fourmillements : C’est l’apparition de sensations de fourmillements, picotements, engourdissements, de brûlure ou d’anesthésie appelées paresthésie dans les membres ou encore le visage.
  • Troubles de l’équilibre : le patient tombe souvent et a du mal à contrôler ses mouvements car il y a une faiblesse musculaire des bras et des jambes.
  • Autres symptômes : le patient peut facilement se fatiguer. Il peut présenter des troubles urinaires ou encore peut être constipé. Il peut être atteint d’anxiété et de dépression. La maladie se manifeste également par un trouble dans l’érection chez l’homme et une diminution ou perte des sensations chez la femme.

Les formes de la maladie selon son évolution

  • Forme rémittente : appelée aussi « récurrente rémittente », c’est le début de la maladie pour 85 % des cas. Pour cette forme, les poussées durent quelques jours à un mois et peuvent disparaître peu à peu.
  • Forme primaire progressive ou progressive d’emblée : cette forme apparaît des années après la forme rémittente. Ce sont les patients de 40 ans et plus qui sont plus généralement atteints. Elle est diagnostiquée pour 10 % des cas. Les poussées n’existent pas pour ce cas.
  • Forme secondaire progressive : les poussées existent pour ce cas sauf qu’il n’y a pas de rémission du patient. Cette forme apparaît 15 ans après la forme rémittente.
  • Syndrome clinique isolé : les syndromes varient d’une personne à l’autre. Quelques fois, les lésions pour cette forme ne sont pas semblables à celles des autres formes de sclérose en plaques.

Comment diagnostiquer la maladie ?

C’est un neurologue qui doit faire le diagnostic de la sclérose en plaques.

Voici comment le diagnostic se déroule en général :

  • Il y a des questionnaires auxquels les patients doivent répondre. Elles permettent d’identifier les troubles.
  • L’examen neurologique et physique permet de d’évaluer la vision, la force musculaire des membres et le tonus musculaire, les réflexes, la coordination, l’équilibre.
  • Un IRM permet de voir l’état de la moelle épinière et des parties où les myélines ont été atteintes.
  • Une ponction lombaire : on prélève du liquide céphalo-rachidien et on l’analyse. S’il y a une production importante d’anticorps ou la présence de certaines protéines ou molécules, le diagnostic est posé.
  • Un enregistrement de l’activité électrique permet de connaître combien de temps une information visuelle met pour atteindre le cerveau.

La rééducation pour mieux vivre avec la maladie

Afin de mieux vivre avec la sclérose en plaques et récupérer petit à petit les fonctions endommagées par la maladie, il est conseillé d’aller voir des kinésithérapeutes, ergothérapeutes, orthophonistes, psychologues, etc.

Ils pourront déterminer le programme de rééducation qui correspondent aux besoins de chaque patient. La maladie pouvant revêtir des formes très différentes, il n’existe pas une seule rééducation identique. Pour la majorité des patients, une rééducation adaptée permet de concilier sclérose en plaques et vie professionnelle.

La kinésithérapie permet principalement d’atténuer les douleurs et les raideurs. L’’ergothérapie permet aux malades d’être autonomes dans la vie quotidienne et l’orthophonie permet de travailler la mémoire du patient, d’agir sur les troubles attentionnels ou concentration ou des troubles de déglutition.

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