Allergie respiratoire : symptômes, causes & traitements

Les allergies sont de plus en plus présentes dans notre quotidien car nos modes de vie changent. Allergie aux médicaments, à certains aliments, allergies de contact ou au soleil, elles sont nombreuses. Mais c’est l’allergie respiratoire qui est la n°1 des allergies.

Les allergies respiratoires sont de plus en plus fréquentes. En 1968, 4 % de la population française en souffrait. Aujourd’hui c’est entre 20 et 30 %. Cette progression est fulgurante mais surtout impressionnante et le constat est sans appel : nous sommes tous concernés par les allergies respiratoires, que l’on soit touché personnellement ou que cela soit une personne de notre entourage.

Qu’est-ce qu’une allergie respiratoire ? Quels sont les symptômes ? Quels sont les traitements ? Comment prévenir les allergies respiratoires ? Nous répondons à toutes les questions que vous vous posez dans ce guide complet sur les allergies respiratoires !

Les allergies respiratoires : Définition

Une allergie respiratoire est en fait un dysfonctionnement de votre système immunitaire. Celui-ci va obliger votre organisme à réagir de façon excessive au contact d’une substance inoffensive qui se trouve dans l’air. Cette substance inoffensive est appelée allergène.

Les deux formes principales d’allergènes respiratoires sont la rhinite allergique et l’asthme allergique. Le mécanisme à l’origine de l’allergie respiratoire se déroule en 2 phases :

  • La phase dite de sensibilisation

Cette phase se passe lorsque la personne entre pour la première fois en contact avec l’allergène. Cette phase est dite silencieuse et la personne n’aura aucun symptôme. Son organisme va fabriquer des anticorps pour répondre à l’allergène. Les anticorps se fixent sur un type de cellules, les mastocytes et vont attendre le prochain contact avec l’allergène.

  • La phase dite de réaction allergique

Lorsqu’il y a un deuxième contact avec l’allergène, la personne qui est donc déjà sensibilisée va maintenant présenter les symptômes de l’allergie. Les anticorps vont en effet se fixer aux allergènes, ce qui va déclencher l’activation des mastocytes ainsi que le relargage de substances chimiques qui sont à l’origine de la réaction allergique.

Les différentes causes responsables d’une allergie respiratoire

Il existe de nombreuses causes et donc de nombreux allergènes qui sont responsables des allergies respiratoires :

  • La pollution atmosphérique

La pollution atmosphérique est une cause fréquente des pathologies respiratoires dont les allergies. Il faut par exemple savoir d’un tiers des personnes qui souffrent d’asthmes allergiques le sont à cause de la pollution atmosphérique.

  • Les pollens

Les pollens sont également montrés du doigt et souvent mis en cause lors d’une allergie respiratoire. Les pollens sont nombreux, partout et de plus en plus nombreux à cause du réchauffement climatique.

20 % des français sont allergiques aux pollens et ce chiffre ne cesse d’augmenter. Les pollens sont en fait des particules qui sont libérées par de nombreux végétaux lors de la floraison. Ils sont transportés par le vent mais également les insectes. Certains d’entre eux comme les graminées, l’ambroisie, le cyprès ou le bouleau sont particulièrement allergènes.

  • Les acariens

Les acariens sont également une cause fréquente des allergies respiratoires et plus précisément leurs déjections. Les acariens se nourrissent de peaux mortes humaines qui sont abondantes dans les matelas, les oreillers ou encore les moquettes et les tapis.

Dans une pièce humide et chaude, les acariens prolifèrent à grande vitesse. Ils sont présents toute l’année mais il y a tout de même deux pics saisonniers en avril/mai ou en septembre/octobre.

  • Les moisissures

Les moisissures font elles aussi partie des causes d’une allergie respiratoire. On trouve ces champignons dans l’air ambiant et principalement dans les pièces qui sont assez humides et souvent mal ventilées.

  • Les blattes

Les blattes peuvent être responsables d’une allergie respiratoire et contrairement à ce que l’on pourrait croire, elles ne prolifèrent pas que dans les endroits mal entretenus. Il faut savoir que c’est l’un des insectes les plus prolifiques.

  • Les animaux domestiques

Environ 2,5 % de la population française est allergique aux animaux domestiques. Mais ce n’est pas aux poils que l’on est allergique mais aux allergènes qu’ils contiennent. Les chats sont les animaux domestiques qui sont les plus responsables d’allergies respiratoires et notamment leur peau.

Les chiens peuvent également provoquer ce type d’allergie mais cela est moins fréquent. D’autres animaux comme les oiseaux ou encore les chevaux sont également responsables d’allergies.

  • Le tabac

La tabac est un polluant domestique souvent responsable de rhinite, conjonctivite ou asthme allergique. Ce type de pathologies peut donc être aggravé si la personne fume bien sûr mais également si quelqu’un de son entourage fume.

Les différents symptômes

Les symptômes varient selon le type d’allergie respiratoire dont vous souffrez. Pour une rhinite allergique, les patients allergiques éternuent, ont le nez qui coule ou qui se bouche, ont les yeux rouges qui piquent ou larmoient ou des démangeaisons nasales.

Dans le cas d’un asthme allergique, les symptômes sont principalement des difficultés respiratoires comme une oppression ou un essoufflement, des sifflements à la respiration et une toux sèche.

D’une manière plus globale, les personnes qui souffrent d’allergies respiratoires sont fatiguées et souffrent d’irritabilité.

Le diagnostic de l’allergie respiratoire

Si vous suspectez une allergie respiratoire, votre médecin ou votre allergologue peut vous prescrire deux examens : un examen sanguin et des tests cutanés. Ces derniers sont utilisés lorsqu’une allergie est douteuse. Ils permettent en effet de déterminer quel est le ou les allergènes responsables de l’allergie respiratoire.

L’allergologue choisira les allergènes à tester selon l’histoire du patient mais également les symptômes ou le résultat des analyses sanguines. Autrefois, pour les tests cutanées, l’allergologie injectait sous la peau les allergènes et observer la réaction cutanée.

Ce type de tests n’est pratiquement plus utilisé aujourd’hui. Ils sont remplacés par ce que l’on appelle des prick tests. Ceux-ci sont plus faciles à réaliser tout en étant aussi efficaces et sans danger. Ils consistent à réaliser une petite piqûre au milieu d’une goutte d’allergène qui est déposée sur la peau. Le résultat apparaît dans les 20 mn qui suivent.

Les traitements de l’allergie respiratoire

Lorsque l’on souffre d’une allergie respiratoire, quelle qu’elle soit, la première chose à faire est de modifier son environnement en limitant au maximum les contacts avec le ou les allergènes lorsque cela est possible.

Les traitements médicamenteux

Il existe bien sûr des traitements efficaces qui vont permettre de réduire les symptômes d’une rhinite allergique, d’un asthme allergique ou tout autre pathologie d’allergies respiratoires :

  • Les antihistaminiques : ils sont notamment prescrits pour agir sur les symptômes de la rhinite allergique (écoulement nasal ou démangeaisons par exemple).
  • Les corticoïdes : Ils sont prescrits pour réduire l’obstruction nasale ou l’inflammation des bronches
  • Les anti leucotriènes : Ils vont bloquer les leucotriènes qui sont des substances à l’origine des symptômes d’une allergie respiratoire
  • Les bronchodilatateurs : ils sont particulièrement efficaces dans le cas d’une crise d’asthme allergique. le plus connu d’entre eux étant sans aucun doute la Ventoline.

Parmi les traitements les plus prescrits on trouve par exemple le spray nasal Rhinolast qui est particulièrement indiqué pour contrer les symptômes de l’allergie au pollen. Il s’applique 2 fois par jour et à une efficacité de 12 heures.

La Desloratadine est un antihistaminique qui permet de traiter les symptômes du fameux rhume des foins et donc dans le cas d’une allergie aux pollens notamment. Ce traitement se présente sous la forme de comprimés et la posologie est de 1 comprimé par jour.

NeoClarityn est un autre antihistaminique prescrit dans le traitement des symptômes d’une allergie au pollen. Il se présente sous forme de comprimés et sa posologie comme la durée du traitement dépend de la nature de vos symptômes allergiques.

Les traitements naturels

Il existe quelques astuces naturelles ou remèdes de grand-mères pour soulager les symptômes d’une allergie respiratoire et notamment d’une rhinite allergique.

Le plantain est par exemple une plante connue et réputée pour réduire les symptômes d’une rhinite allergique. Cette plante est riche en vitamines A et B et contient de l’apigénine et d’autres substances anti-inflammatoires, anti-allergiques et bronchodilatatrices.

Il vous suffit de mettre 20 g de feuilles, fleurs ou racines de plantain dans 1 litre d’eau et de faire bouillir une dizaine de minutes. Vous pouvez boire plusieurs tasses par jour.

L’huile essentielle d’estragon est également un remède très efficace grâce à ses propriétés anti-allergiques et anti-inflammatoires. Vous pouvez la combiner avec de l’huile essentielle de camomille ou de l’huile essentielle de fenouil.

Si vous yeux piquent, vous pouvez placer un disque de coton dessus imbibé d’hydrolat de camomille. Laissez le disque 5 à 10 mn et vous apprécierez ses propriétés anti-inflammatoire et calmante.

Le ginko biloba est également un remède naturel très efficace pour soulager l’asthme allergique ou les allergies respiratoires. Les feuilles de ginko biloba contiennent des antihistaminiques naturels ainsi que des substances anti-inflammatoires efficaces pour ce type d’allergie.

L’ortie est souvent recommandée pour les allergies respiratoires saisonnières. Si vous en consommez sous forme de gélules, fraîche ou séchée, elle peut vous aider à réduire les larmoiements, les éternuements et l’écoulement nasal.

La désensibilisation : une bonne idée ?

Si vous en avez assez d’éternuer au printemps, de ne plus pouvoir caresser votre chat ou si les acariens sont vos pires ennemis, la désensibilisation peut vous sembler une bonne idée.

C’est un traitement efficace mais qui demande une grande discipline. Voici donc tout ce qu’il y a à savoir sur la désensibilisation pour une allergie respiratoire :

La désensibilisation peut être conseillée à toutes les personnes ayant des allergies respiratoires dont les enfants à partir de 5 ans. Il faut toutefois d’abord identifier l’allergène responsable.

Comment prévenir les allergies respiratoires ?

Il est possible de prévenir l’arrivée d’une allergie respiratoire ou d’éviter son aggravation en ayant les bons gestes et les bonnes habitudes !

  • Dans le cas d’une allergie aux acariens

Si vous avez une allergie respiratoire due aux acariens, vous devez aérer votre maison ou votre appartement au moins 20 minutes par jour. Vous devez également éviter d’avoir de la moquette au sol et les tapis.

Pensez aux linges de lit anti acariens comme les couettes par exemple. Vous devez également laver les taies d’oreillers tous les deux jours pour éviter une crise d’asthme nocturne par exemple. Faites souvent le ménage et notamment la poussière et le lavage des sols.

Si vous êtes tentés d’acheter un aérosol pour combattre les acariens, sachez que c’est une mauvaise idée car les produits chimiques qu’ils contiennent vont augmenter l’irritation au niveau des muqueuses et donc aggraver les symptômes de votre allergie.

  • Dans le cas d’une allergie aux moisissures

Si vous souffrez d’une allergie aux moisissures, vous devez éviter l’humidité dans vos pièces. Vous devez donc proscrire la présence de plantes vertes qui favorisent l’humidité, aérez fréquemment toutes les pièces de la maison et lavez les sols des pièces humides de la maison régulièrement.

  • Dans le cas d’une allergie aux pollens

Dans ce cas, au printemps notamment et lors des pics polliniques, nous vous conseillons de rester le plus possible chez vous. Ne vous allongez pas sur votre pelouse et si vous vous promenez, nous vous conseillons de vous rincer le visage et les cheveux après votre promenade.

Autre conseil important : lorsque vous êtes en voiture, ne roulez pas les fenêtres ouvertes !

  • Dans le cas d’une allergie aux animaux

Lors d’une allergie aux animaux, la seule solution pour la prévenir est d’éviter le contact aux eux et notamment la salive d’un chat qui est connue pour être très allergisante.

Vous l’aurez compris, pour prévenir les symptômes d’une allergie respiratoire ou pour les diminuer, vous devez éviter d’être en contact avec l’allergène responsable, éviter les produits agressifs pour les voies respiratoires et adopter les bons gestes au quotidien.

Les enfants et les allergies respiratoires

Un nez qui coule, des yeux qui sont gonflés, des éternuements à répétition sont souvent les symptômes d’une allergie respiratoire. Ce type d’allergie est fréquent chez les enfants car l’environnement de votre bébé renferme une multitude d’allergènes.

Les enfants ne sont pas tous égaux face à une allergie respiratoire. Il peut s’agir d’une conjonctivite allergique, d’une rhinite allergique qui se transforme dans 40 % des cas en asthme. Dans la majorité des cas, les enfants sont allergiques aux acariens, aux poils ou à l’urine de chat, au pollen d’arbres ou de graminées ou aux moisissures.

Les symptômes d’une allergie respiratoire chez l’enfant sont des yeux qui pleurent et qui sont gonflées, un nez qui coule et qui semble obstrué en continu, des éternuements mais également une toux sèche fréquente, des bronchiolites à répétition.

Une fois le diagnostic établit par le médecin ou l’allergologue, le traitement consiste soit à la prise d’antihistaminiques en comprimés ou en sirop, soit des corticoïdes en spray nasal dans le cas d’une rhinite allergique.

Il peut arriver dans certains cas d’allergies respiratoires qu’une désensibilisation soit conseillée si l’enfant à plus de 5 ans. Dans ce cas, les parents doivent administrer une très faible dose de l’allergène responsable à leur enfant. La dose se présente sous forme de gouttes à mettre sous la langue de l’enfant. Cette dose sera augmentée petit à petit. L’organisme de l’enfant va ainsi s’habituer à l’allergène pour finir par l’accepter.

Les allergies croisées

L’allergie croisée est mal connue et pourtant de plus en plus fréquente. Certaines personnes qui sont déjà sensibilisées à un allergène peuvent avoir une réaction allergique avec un nouvel allergène lors d’un premier contact. C’est l’allergie croisée.  Il existe plusieurs allergies croisées. En voici quelques-unes :

  • L’allergie aux acariens ET l’allergie aux crevettes, crabes, escargots.
  • L’allergie au bouleau ET l’allergie aux pommes, tomates, abricotes, pêches ou encore aux fraises, aux kiwis, aux framboises ou aux noisettes.
  • L’allergie à l’Ambroise ET l’allergie aux melons, à la pastèque ou aux bananes.
  • L’allergie aux graminées ET l’allergie aux pommes de terre, aux melons, à la farine de blé mais également aux tomates ou à l’arachide.
  • L’allergie au latex ET l’allergie au kiwi, à la banane, à l’avocats ou aux châtaignes.

Conclusion

Les allergies respiratoires sont très invalidantes au quotidien, au printemps, à la maison, à la campagne ou dans son jardin. Les allergènes sont partout et les symptômes d’une telle allergie épuise les patients qui en souffrent.

Eternuer toutes les 5 minutes, avoir les yeux qui piquent et larmoyants, tousser, avoir le nez qui coule ou de l’asthme est un véritable cauchemar au quotidien. Heureusement il existe des solutions pour prévenir les crises d’allergies respiratoires et des traitements pour réduire les symptômes !

Allergie respiratoire : symptômes, causes & traitements
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