Alcohol et cholestérol : qui croire ? Que faire ?

Alcohol et cholestérol : qui croire ? Que faire ?
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Un bon verre d’alcool ne se refuse pas lors des occasions spéciales. Mais beaucoup de personnes ont tendance à éviter l’alcool sous peine de faire monter le taux de cholestérol dans le sang. Choisir entre boire et ne pas boire est souvent difficile lorsqu’on nous propose un verre alors qu’on surveille notre taux de cholestérol.

Ce focus sur l’alcool et le cholestérol devra vous aider à faire le bon choix et de connaitre l’effet de l’alcool sur le cholestérol, ce qui permettra à chacun d’avoir une bonne attitude devant une bouteille d’alcool, de vin ou de bière.

Quoi qu’il en soit, la modération est de mise !

Est-ce que l’alcool augmente le cholestérol ?

Cette question revient souvent lorsqu’on est en face d’un verre d’alcool alors qu’on surveille son taux de cholestérol. Des études ont démontré que l’alcool n’a pas d’effet sur le mauvais cholestérol même si on a constaté qu’il favorise l’augmentation des triglycérides.

L’alcool peut ainsi apporter un effet positif sur le bon cholestérol (cholestérol HDL), alors que sa consommation n’a pas d’action bénéfique sur la santé en général. En effet, la consommation d’alcool n’augmente pas le mauvais cholestérol (cholestérol LDL).

De nombreuses études ont démontré que la consommation d’alcool de manière modérée, c’est-à-dire 1 à 3 verres de vin par jour pour l’homme et 1 à 2 verres par jour chez la femme et, diminue le risque de maladies cardiovasculaires.

L’alcool est donc bénéfique pour la circulation sanguine et permet de prévenir les infarctus du myocarde et les accidents vasculaires cérébraux.

Par rapport au cholestérol, la consommation d’alcool augmente le taux de bon cholestérol dans le sang de l’ordre de 30%. La consommation d’alcool augmente les valeurs de tension artérielle et du cholestérol global dans le sang. Le taux de triglycérides augmente de 1,17 à 1,32 mmol/l tandis que celui du cholestérol total augmente de 5,52 à 5,95 mmol/l.

L’alcool permet aussi la diminution du risque de formation de caillots dans le sang en abaissant l’agrégation plaquettaire et la coagulation sanguine. Si un petit verre de vin n’est pas un problème pour la santé et peut être même bénéfique pour le cholestérol, sa consommation excessive pourrait entrainer un plus grand risque de problèmes cardiovasculaires : hypertension artérielle, arythmie cardiaque, accidents vasculaires cérébraux hémorragiques, cardiomyopathie…

A noter qu’un verre de vin par jour diminue le risque d’infarctus du myocarde de l’ordre de 30% chez l’homme et de 40% chez la femme.

L’alcool protège des maladies cardio-vasculaires

L’alcool contient une grande quantité d’éthanol, une substance qui favorise de manière naturelle la fluidité sanguine. Elle diminue l’agrégation plaquettaire qui est à l’origine de la formation de caillots. A faible quantité, l’alcool contribue à l’augmentation du taux de cholestérol HDL.

Pour la bière précisément, la présence de polyphénols aide à se protéger des maladies cardio-vasculaires. Ses propriétés antioxydantes sont en effet bénéfiques pour le système cardio-vasculaire. Pour que la bière ait un effet positif sur le bon cholestérol qui a pour rôle d’éliminer le mauvais cholestérol dans le sang, il faut en consommer régulièrement et avec modération. La quantité d’alcool ne doit pas dépasser les 20 à 40 g par jour.

La consommation élevée d’alcool

Peu importe le type d’alcool qu’on consomme, l’excès peut donc augmenter la tension artérielle et le taux de cholestérol global même si le cholestérol LDL n’est pas directement infecté.

L’excès d’alcool est un des facteurs de risque courant d’hypercholestérolémie qu’on peut modifier au même titre que l’excès de poids, les habitudes alimentaires, la sédentarité, le tabagisme, le stress, l’hypertension et le diabète. Il y a cependant des facteurs de risque qu’on ne peut pas modifier. C’est le cas de l’âge sexe, les antécédents familiaux, les antécédents d’AVC ou d’accident ischémique transitoire (AIT).

Certes, aucun lien direct n’a été prouvé entre la consommation d’alcool et la hausse du mauvais cholestérol, mais il est toujours mieux de modérer sa consommation. Modérer la consommation d’alcool permet effectivement au maintien d’un mode de vie sain.

La consommation d’alcool est classée en fonction du nombre d’unités standards d’alcool qu’on consomme. Une unité standard de boisson est l’équivalent d’un verre de vin, d’une bouteille de bière ou d’un shot de spiritueux. La recommandation relative à la consommation d’alcool n’est pas pareille pour toutes les personnes, notamment en fonction de leur sexe.

Pour un homme par exemple, la consommation d’alcool ne doit pas excéder les 2 unités d’alcool par jour. Chez la femme, elle ne doit pas être plus de 1 à 2 unités d’alcool par jour.

L’unité standard d’alcool

La quantité d’alcool est différente pour une bière, un vin, une liqueur ou un spiritueux. En effet, toutes ces boissons ont une quantité d’alcool différente qu’il est possible de connaitre depuis leurs étiquettes. La quantité d’alcool est indiquée en degré (TAV).

Une unité d’alcool est donc représentée par 10 ml d’alcool pur. Pour assurer que la quantité d’alcool consommée assure un taux élevé de surveiller le taux de bon cholestérol sans que la santé soit affectée, il est important de connaitre le nombre d’unités.

Un verre de bière ordinaire à 4% est par exemple l’équivalent de 1 unité. Une canette de bière à 5% vaut 1,7 unité. La consommation d’un demi-litre de bière équivaut à 2 ou 3 unités d’alcool pur en fonction de son degré d’alcool.

Un petit verre de vin à 12% peut contenir 1,5 unité, soit 15 ml d’alcool pur. Pour un verre à vin standard d’un volume de 175 ml, on peut atteindre les 2,1 unités si on consomme le tout.

Pour les spiritueux avec un degré d’alcool à plus de 40% comme la vodka, le rhum, le whisky, le gin ou encore la tequila, 1 unité équivaut à un shot.

Le mode de vie à adopter

Pour bénéficier au maximum des effets de l’alcool, malgré son rôle potentiellement toxique, on ne doit pas boire plus de 1 à 6 verres par semaine et privilégier sa consommation durant les repas.

C’est pour cette raison que la consommation de vin rouge est vivement conseillée pour sa richesse en antioxydants puissants et à privilégier par rapport à la bière et au spiritueux. A noter que le thé vert a aussi les mêmes effets bénéfiques que le vin rouge sans ses inconvénients.

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