Le rôle du cholestérol dans les risques d’infarctus

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Le cholestérol est à l’origine d’un infarctus du myocarde sur deux.

L’infarctus est la conséquence de l’obstruction d’une artère. L’excès de mauvais cholestérol peut favoriser cette obstruction, surtout s’il est associé à d’autres facteurs de risques comme l’hypertension artérielle, le tabagisme, le diabète, l’obésité abdominale, le stress ou encore la sédentarité.

Pour prévenir donc l’infarctus, il est important de surveiller son taux de cholestérol et d’opter pour une hygiène de vie saine et équilibrée. L’infarctus survient entre 48 et 65 ans pour les hommes, et entre 56 et 72 ans pour les femmes.

Mais quel est le lien entre le cholestérol et l’infarctus ?

Cholestérol, à l’origine d’un infarctus sur deux

Depuis des années, le risque d’infarctus du myocarde a été toujours associé au cholestérol. On parle surtout de mauvais cholestérol (LDL-cholestérol) même si certains spécialistes avancent des hypothèses sur l’implication du bon cholestérol (HDL-cholestérol) dans la diminution d’un infarctus.

Généralement, l’infarctus survient lorsque l’artère coronaire est obstruée par un caillot sanguin. Comme le vaisseau sanguin qui alimente en sang riche en oxygène le cœur alors que le flux sanguin reste constant, le muscle cardiaque n’arrive plus à contenir la pression et se rompt ou s’obstrue.

Ainsi, l’infarctus du myocarde peut être fatal. Mais à part le caillot sanguin, le taux élevé de cholestérol peut aussi entrainer un infarctus.

Le cholestérol est le premier facteur de risque d’infarctus.

En effet, la moitié des infarctus est causée par le surplus de cholestérol dans le sang appelé aussi cholestérolémie sanguine. L’artère coronaire, le vaisseau sanguin alimentant le cœur avec du sang riche en oxygène, peut s’obstruer avec l’accumulation de cholestérol. Un infarctus peut survenir avec le temps lorsque l’une ou plusieurs des artères sont bloquées par cette accumulation sous forme de plaques qu’on appelle « athérosclérose ».

Ces plaques peuvent se rompre et former un caillot sanguin au niveau de la zone de rupture. La taille du caillot peut varier et son influence sur la circulation sanguine est également différente. Si le caillot issu de l’athérosclérose est petit, le sang ne circule pas normalement et la présence d’autres facteurs de risque pourrait rompre le muscle cardiaque sur le long terme. Si le caillot est grand, l’infarctus peut survenir immédiatement.

bon et mauvais cholesterol

Le rétrécissement des artères par les plaques de cholestérol (athérosclérose) est une maladie coronarienne. Ainsi, cette maladie de l’artère coronaire est à l’origine de la plupart des infarctus.

Mauvais cholestérol et infarctus

Pour rappel, le cholestérol est une substance lipidique produite par l’organisme et apportée par l’alimentation. Elle est indispensable dans le bon fonctionnement de l’organisme, mais son excès peut être un facteur de risque de l’infarctus et des maladies cardio-vasculaires.

Il existe plusieurs types de cholestérol, mais les principaux sont le LDL-cholestérol et le HDL-cholestérol.

  • Le HDL-cholestérol est le bon cholestérol, car il élimine le LDL-cholestérol.
  • Le LDL-cholestérol est connu comme étant le mauvais cholestérol étant donné que le LDL (lipoprotéine à faible densité) transporte le cholestérol aux cellules et le retient dans le sang, ce qui favorise la formation de plaques d’athérome dans les artères. Ces plaques s’entassent dans le vaisseau sanguin et se rompent sous forme de caillots à un moment donné.

L’obstruction de l’artère coronaire et la diminution considérable du débit sanguin peuvent être rapide et importantes si le taux élevé de cholestérol ou cholestérolémie est associé à d’autres facteurs comme le tabac, l’hypertension, l’âge ou certaines maladies inflammatoires, dont principalement le diabète et l’obésité.

A noter que l’excès de cholestérol peut être l’unique responsable d’un infarctus en cas d’hypercholestérolémie familiale. A cause de l’athérosclérose, cette formation de caillot entraîne un infarctus par thrombose.

Augmentation de bon cholestérol et infarctus

Si le taux élevé de mauvais cholestérol favorise le risque d’infarctus avec la formation de plaques d’athérome, l’augmentation du taux de bon cholestérol (HDL) ne protège pas pour autant des accidents cardiovasculaires et des infarctus. En effet, de nombreuses études ont été menées à ce sujet et des médicaments ont été développés pour augmenter le bon cholestérol.

Certains médicaments permettent d’augmenter de 130% la quantité de bon cholestérol tout en abaissant le mauvais cholestérol de 37%, mais ils n’ont pas eu aucune incidence sur la diminution du risque d’infarctus ou d’accidents cardiovasculaires cérébraux.

Pour l’heure, le résultat clinique est donc contraire à une idée répandue chez les cardiologues, comme quoi l’augmentation du taux de bon cholestérol dans le sang pourrait aussi être efficace pour le traitement sur les infarctus.

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L’arrêt de traitement par statines

A court terme, le risque de complications sur l’arrêt de traitement par statines est inexistant. Un arrêt prolongé, voire définitif, accroit le risque sur le long terme, notamment pour les patients ayant des antécédents vasculaires. Le risque de récidive est important pour les personnes diabétiques, hypertendus et fumeurs.

Ces personnes à haut risque d’accidents cardiaques verront leur taux de cholestérol augmenté davantage alors qu’il est déjà élevé chez eux, ce qui augmente aussi le risque d’infarctus et d’accidents cardiaques.

Malgré la polémique sur les statines et ses effets secondaires, il ne faut pas arrêter un traitement par statines sans en parler à son médecin traitant. Et la Fédération française de cardiologie insiste sur la communication entre médecin et patient pour trouver une solution efficace sur la causalité du cholestérol et de l’infarctus.

Les autres facteurs de risques d’un infarctus

A part le cholestérol, on recense d’autres facteurs qui favorisent la formation de caillot sanguin à l’origine de l’infarctus.

Les autres facteurs de risque d’infarctus sont :

  • l’âge,
  • le diabète,
  • le tabac,
  • l’obésité,
  • les antécédents familiaux d’infarctus,
  • la pression artérielle élevée,
  • le stress,
  • le manque d’activités physiques
  • et la consommation de drogues.

Et la combinaison de ces divers facteurs avec l’excès de cholestérol accélère le risque d’infarctus et de maladies cardio-vasculaires.

Les hommes de plus de 45 ans et les femmes de plus de 55 ans sont des personnes à risques de l’infarctus. L’autre cause endogène de l’infarctus est la présence d’antécédents familiaux d’infarctus, une maladie génétique ou héréditaire.

Il y a aussi des causes exogènes qui sont surtout générées par une mauvaise habitude alimentaire ou une mauvaise hygiène de vie. L’obésité se caractérise par une forte proportion de graisse corporelle.

L’indice de masse corporelle d’une personne obèse est de 30 ou plus. Outre l’infarctus, elle est aussi un facteur de risque de l’hypertension artérielle, de la cholestérolémie et du diabète.

Les stimulants illicites comme la cocaïne ou les amphétamines provoquent un spasme des artères coronaires.

La sédentarité tend à élever le taux de cholestérol, augmenter la pression artérielle et favoriser une arythmie cardiaque.

Il ne faut non plus oublier le stress qui favorise non seulement l’infarctus, mais également l’augmentation de la tension artérielle.

Le tabagisme, même passif, endommage les parois internes des artères. Il augmente de façon significative les dépôts de cholestérol qui est à l’origine de la formation des plaques d’athérome. La consommation de tabac ralentit le flux sanguin pouvant provoquer un infarctus.

Les symptômes d’un infarctus

Certains symptômes d’un infarctus sont courants et facilement perceptibles tandis que d’autres peuvent être confondus avec d’autres maladies, notamment le trouble digestif.

Parmi les symptômes les plus courants, on retient entre autres la douleur à la poitrine, augmentation des fréquences de la douleur, douleur prolongée au-dessus de l’abdomen, essoufflement, transpiration, évanouissement, nausées et vomissements. Généralement, la douleur à la poitrine dure quelques minutes et peut s’étendre dans tout le corps (épaule, bras, dos, dents …).

Chez les femmes, l’infarctus peut aussi se manifester par des douleurs abdominales, brûlures d’estomac, étourdissements, fatigue inhabituelle et peau moite.

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