HPV

Papillomavirus : transmission, dépistage, traitement et prévention contre ce virus.

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Les papillomavirus (HPV) est un virus qui fait beaucoup parlé de lui ces dernières années. Si les infections HPV sont le plus souvent banales, ce n’est pas toujours le cas et le papillomavirus est mis en cause dans certains cancers dont le cancer de col de l’utérus. C’est pour cela qu’il existe aujourd’hui un vaccin.

Qu’est-ce que vraiment le papillomavirus ? Comment s’attrape-t-il ? Comment le traiter ? Comment le dépister ? Est-il contagieux ? Le vaccin est-il efficace et à qui s’adresse-t-il ? Nous répondons à touts les questions que vous vous posez dans ce guide complet sur le papillomavirus.  

Qu’est-ce que le papillomavirus ?

Les papillomavirus humains aussi nommés HPV sont des virus qui sont très répandus et qui touchent aussi bien les hommes que les femmes mais les femmes y sont toutefois plus sensibles.

Les HPV peuvent infecter la peau comme les muqueuses. Ils peuvent donc toucher les organes génitaux internes et externes, la région anale comme certaines parties de la peau ou de la bouche.

L’infection à papillomavirus est l’infection sexuellement transmissible (IST) la plus fréquente. Pour preuve, 70 % des hommes et des femmes sexuellement actifs rencontreront une fois dans leur vie un papillomavirus.

La particularité de ce virus est d’être insidieux. Il est en effet difficile de le repérer. Il est donc très fréquent d’être porteur du papillomavirus sans le savoir et sans avoir aucun symptôme. Il existe plus d’une centaine de variantes de HPV.

Dans la majorité des cas, ce virus est banal et est combattu naturellement par nos défenses immunitaires et disparaît tout seul en 1 ou 2 ans sans que l’on sache que l’on était infecté par le papillomavirus.

(Attention, cette vidéo contient des images qui peuvent déranger)

Comment attrape-t-on le papillomavirus ?

Le papillomavirus est très contagieux. Contrairement à d’autres infections ou MST, il n’est pas présent dans la salive, le sang ou le sperme. Alors comment se transmet-il ? Par voie cutanée (caresse, utilisation de linge de toilette contaminé…) ainsi que par voie sexuelle (rapport vaginal, oral ou anal).

Le papillomavirus se transmet le plus souvent au début de la vie sexuelle. Les jeunes femmes qui sont sexuellement actives sont les plus exposées au risque d’infection qui va diminuer avec l’âge. Ce risque est moindre chez les hommes.

Certains HPV peuvent rester de manière dormante dans l’organisme sans provoquer de symptômes. Une personnes infectée peut donc transmettre le virus sans le savoir.

sexualité et tabou

Quels sont les risques du papillomavirus ?

Les risques du papillomavirus sont mal connus. Nous allons donc vous les expliquer en détails :

  • Les condylomes

Les condylomes sont des petites verrues externes, souvent causées par les HPV 6 et 11. Elles sont aussi connues sous le nom de crêtes de coq. Elles sont très gênantes mais rarement dangereuses. Elles sont cependant très contagieuses.

Les condylomes se trouvent principalement chez la femme au niveau de la vulve, du périnée, de l’anus et plus rarement au niveau sur la racine des cuisses ou au niveau du sillon inter-fessier.

Chez l’homme, ils se situent au niveau du prépuce, de l’urètre, de la région péri-anale, du pubis ou au niveau de la racine des cuisses.

  • Le cancer du col de l’utérus

Lorsque l’on parle de papillomavirus, le cancer du col de l’utérus revient souvent. Les papillomavirus sont en effet présents dans 80 à 100 % des cancers du col de l’utérus et responsables de 1000 décès en France chaque année.

Le plus nocif est le virus HPV de type 16 puisque responsable d’un cancer du col de l’utérus sur deux. Le HPV18 est également souvent mise en cause. Entre la contamination et le diagnostic d’un cancer de l’utérus causé par le papillomavirus, il se passe en général 15 ans.

  • Le cancer du vagin

Les HPV peuvent également infecter la muqueuse vaginale et causer des lésions pouvant dégénérer vers un cancer du vagin.

  • Le cancer anal

Même si cela reste très rare, le papillomavirus peut être responsable d’un cancer anal. En effet, il suffit que les muqueuses anales soient infectées, que des lésions apparaissent et que des dysplasies surviennent pour que le cancer anal se manifeste. 

  • Le cancer de la gorge

Depuis quelques années, le papillomavirus fait partie des causes du cancer de la gorge au même titre que le tabac ou l’alcool.

Les changements dans les pratiques sexuelles (fellation et cunnilingus) se traduisent en effet par une augmentation des cancers de la gorge par les HPV. Chez les femmes, la moitié des cancers de l’amygdale sont positifs au HPV.

Peut-on prévenir cette infection ?

Les protections basiques

Il n’existe pas de protection 100 % efficace et parfaite mais par exemple, le préservatif protège en partie contre une contamination au papillomavirus car celui-ci est présent sur toute la zone génitale.

Mais l’utilisation du préservatif permet toutefois de réduire le risque d’être contaminé.e ou de transmettre le virus lors des rapports vaginaux, anaux et buccaux.

preservatif

La vaccination est aujourd’hui très sollicitée. Elle est conseillée et non obligatoire en France chez les adolescentes âgées entre 11 et 14 ans et avant le début de leur vie sexuelle.

La vaccination comprend deux injections.  Le vaccin contre les HPV vise à offrir une protection essentiellement contre les HPV 16 et 18 qui sont les papillomavirus à haut risque cancérigène les plus fréquemment rencontrés.

Comment fonctionne le vaccin ?

En fait, après la vaccination des anticorps vont apparaître dans notre corps au niveau des muqueuses. Ils sont notamment présents au niveau du vagin et à la surface du col de l’utérus.

Lors d’un rapport sexuel avec une personne contaminée par le virus, les anticorps de la personne vaccinée vont se fixer sur les HPV et les empêcher de pénétrer dans les cellules.

Mais il faut savoir que le vaccin ne protège pas de tous les types d’HPV qui sont susceptibles de provoquer un cancer.

vaccin grippe cette annee

Comment est diagnostiquée une infection au papillomavirus ?

Une infection aux HPV se diagnostique lors d’un frottis. C’est examen est essentiel car il permet de déceler au plus tôt d’éventuelles lésions et plus un cancer est pris en charge tôt et plus les chances de guérir sont élevées.

Le frottis est conseillé à toutes les femmes âgées de 25 à 65 ans. Il doit être réalisé tous les 3 ans, après 2 premiers tests réalisés à 1 an d’intervalle et dont les résultats sont normaux. Le frottis est également conseillé aux femmes qui sont vaccinées contre les HVD.

La vaccination et le frottis sont 2 stratégies complémentaires. La vaccination prévient l’infection mais elle ne protège pas de tous les HPV. C’est pourquoi le dépistage par frottis doit être réalisé tous les 3 ans également chez les femmes vaccinées.

HVD : quels traitements ?

Traitements génériques

Le traitement dépend de l’infection. Par exemple, pour les condylomes, une crème antivirale peut être conseillée. La cryothérapie peut également être préconisée sur des verrues notamment. Les traitements sont différents selon de nombreux facteurs et sont donc adaptés au cas par cas.

Dans le cas d’un cancer du côlon, les lésions peuvent être détruites par vaporisation laser ou cryothérapie. La partie du col de l’utérus qui est touchée par l’infection peut être enlevée par conisation.

Le col de l’utérus et l’utérus peuvent également être retirés par voie chirurgicale. Et enfin, des séances de chimiothérapie ou de radiothérapies peuvent être prescrites.

Il est bien sûr impossible d’indiquer le traitement le plus adapté. Nous vous indiquons donc les traitements possibles à titre indicatif.

Traitement des condylomes (verrues génitales)

Dans le cas où le HPV a engendré l’apparition de verrues génitales, il existe trois traitement principalement prescrits :

Aldara

L’Aldara est une crème topique indiquée pour les verrues génitales et fabriquée par le laboratoire Meda Pharmaceuticals. Cette crème se compose d’un agent actif appelé imiquimod, qui aide le système immunitaire à combattre les cellules touchées par le virus.

  • Type : crème.
  • Posologie : application cutanée avant le coucher, sur 3 jours alternatifs, pendant une semaine.
  • Prix : à partir de 155 euros pour 12 sachets.

Voir notre guide sur Aldara.
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Warticon 

Le Warticon est le traitement privilégié par les médecins pour traiter les cas de verrues génitales. Il est distribué par le laboratoire GlaxoSmithKline, et est disponible sous la forme de solution ou de crème.

  • Type : crème ou applicateur.
  • Posologie : application cutanée avec le doigt ou l’applicateur 2 fois par jour, 3 jours consécutifs puis 4 jours sans traitement, le tout sur 4 semaines maximum.
  • Prix : à partir de 74 euros par flacon ou 92 euros pour un tube de crème.

Voir notre guide sur Warticon.
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Condyline 

La Condyline, fabriquée par le laboratoire Takeda, est une solution indiquée pour le traitement des verrues génitales. Ce médicament contient de la podophyllotoxine, une substance appartenant à la catégorie des antiviraux.

  • Type : applicateur.
  • Posologie : application cutanée avec l’applicateur 2 fois par jour, 3 jours consécutifs puis 4 jours sans traitement, le tout sur 4 semaines maximum.
  • Prix : à partir de 80 euros par flacon.

Voir notre guide sur Condyline.
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Questions fréquentes posées dans les forums à propose des papillomavirus

Bien que très fréquente, l’infection dûe au papillomavirus est mal connue. C’est pourquoi nous avons noté les principales questions que nous avons pu lire sur différents forums à propos du papillomavirus et nous allons y répondre.

Le papillomavirus est-il contagieux ?

Oui le papillomavirus est très contagieux.

Le vaccin est-il efficace à 100 % ?

Non et c’est pour cela que le frottis est encore aujourd’hui indispensable. Les injections ne protègent pas tous les types de papillomavirus. Le Gardasil protège contre 90 % des cancers et le Cervarix contre 70 % des cancers.

Comment savoir si l’on est contaminé par les HPV ?

Aucune prise de sang ne peut le dire et il n’y a pas de symptômes précis. C’est donc lors d’un frottis que l’on peut découvrir que l’on est infecté par le papillomavirus.

Le préservatif est-il suffisant pour se protéger du papillomavirus ?

Des rapports sexuels protégés ne suffisent pas. Les préservatifs réduisent simplement les risques de propagation du virus.

Conclusion & Commentaires

Le papillomavirus est-ce que l’on appelle un virus vicieux puisqu’il peut être dans notre organisme sans ne jamais se manifester. Sans parler qu’il ne provoque pas de symptômes particuliers.

Bien que souvent banal, il peut également être lourd de conséquences. Pour le traiter au plus tôt, la seule démarche est de faire un frottis tous les 3 ans.

Le vaccin est également aujourd’hui une alternative pour les jeunes filles car si un jour elles sont confrontées au papillomavirus il pourra le détruire. Si vous êtes maman d’une jeune fille âgée de 11 à 14 ans, n’hésitez pas à en parler à votre médecin traitant.

Vous avez été confronté au papillomavirus ? Vous avez des conseils à donner à nos lectrices ? N’hésitez pas à nous faire part de votre expérience ou de vos conseils. A vous la parole !